Approche paysagère

L’approche paysagère, comme outil de médiation

Quels liens y a-t-il entre les paysages qu’on observe et la manière dont nous utilisons l’eau ? Comment voyons-nous les transformations des paysages sous l’effet des pressions climatiques et anthropiques ?

L’équipe fait le pari que s’intéresser aux paysages permet :

  • de rendre visibles des liens de cause à effet, qui ne le sont pas forcément (par exemple : les effets d’un changement d’occupation des sols sur l’écoulement de l’eau, l’interconnexion entre le monde souterrain invisible et la surface…) ;
  • de mieux intégrer dynamique naturelle et pressions anthropiques dans une même réflexion ;
  • de s’adresser aux sensibilités et aux affects qui lient chacun d’entre nous au monde qui nous entoure, et à l’eau dont il dépend.

En effet, les paysages sont la résultante des liens entre les différents éléments qui le composent, naturels et anthropiques.

Ils témoignent des dynamiques de transformation passées et actuelles.

Mais ils font aussi partie de notre vécu quotidien : ils sont accessibles au regard des uns et des autres, constituent notre environnement, habitent notre mémoire, convoquent des formes d’attachement. Ainsi, les changements en cours sont déjà observables.

  • Bayonne - Trajectoire Eau et Territoire
  • St Jean Pied de Port - Trajectoire Eau et Territoire

Les paysages favorisent le partage et l’échange de connaissances

Lac d'Annecy - Approche paysagère

S’intéresser aux paysages est un moyen d’appréhender d’une manière à la fois formelle et sensible la gestion de l’eau à l’échelle d’un territoire donné, en tenant compte de ses spécificités sociales et naturelles.

Envisagés comme outil de médiation, les paysages favorisent le partage et l’échange des connaissances en rendant visibles les interdépendances.

L’objectif est donc de travailler à la fois sur le devenir possible des paysages des territoires étudiés, via un travail de modélisation, et sur ce que ces devenirs possibles font aux acteurs de ces territoires : à quoi tiennent-ils dans ces paysages ? Que seraient-ils prêts à faire, en termes de partage de l’eau, afin de conserver ce à quoi ils tiennent ?